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L’Union européenne se trouve à un tournant de civilisation, les Européens doivent se mobiliser pour faire de l’Europe une puissance démocratique majeure du XXIème, à l’avant-garde des grandes transformations technologiques, sociétales et climatiques. Dans un contexte de rééquilibrage géopolitique et géo-économique, EuropaNova souhaite apporter une contribution impactante dans cette nouvelle réalité. Rien ne peut se faire sans votre fidélité et votre soutien. C’est pourquoi nous vous invitons à faire à un don (défiscalisé à 66 %) à notre association reconnue d’intérêt général.
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Comité de rédaction : Guillaume Klossa, Isabelle Négrier, Nathanaël Nelisseou-Leglise et Emilie Charles.

Géopolitique
RETOUR SUR LA VISITE D’ETAT D’EMMANUEL MACRON EN ALLEMAGNE
La visite d’Etat d’Emmanuel Macron en Allemagne qui s’est déroulée du 26 au 28 mai fut l’occasion de renforcer le tandem franco-allemand, mis à mal après les propos du président français qui n’exclut pas un possible envoi de troupes militaires françaises en Ukraine. Cette déclaration très controversée du Président Macron à très rapidement fait l’objet de multiples critiques de la part des autres partenaires européens, dont l’Allemagne. A ce sujet, le chancelier Olaf Scholz n’a pas caché son émoi vis à vis de la déclaration de son partenaire français en affirmant qu’ ”Il n’y aura aucune troupe au sol, aucun soldat envoyé ni par les Etats européens, ni par les Etats de l’Otan, sur le sol ukrainien« .
Malgré ces divergences, le couple franco-allemand entend bien se repositionner comme le tandem moteur de l’Union Européenne, surtout en cette période d’élections européennes. La coopération entre la France et l’Allemagne est essentielle pour promouvoir la stabilité et l’intégration européenne face aux nombreux défis auxquels l’UE est confrontée, notamment la crise ukrainienne, la transition énergétique et les réformes économiques.
Ce déplacement fut aussi l’occasion pour les deux alliés de réaffirmer leur soutien à la démocratie et au rôle essentiel de l’Union Européenne, à un moment où le populisme et l’euroscepticisme continuent de se propager dans l’Union. “Ce vent mauvais souffle sur l’Europe, c’est une réalité », « Alors, réveillons-nous !” a affirmé le Président Macron pendant la visite d’Etat.
GUERRE EN PALESTINE : UNE SOLIDARITÉ EUROPÉENNE COMPLEXÉE
Alors que les bombardements et le nombre de victimes dans la bande de Gaza ne cessent de s’accroître de jour en jour, les États membres de l’Union Européenne ne parviennent pas à adopter une position commune face à cette situation de plus en plus critique.
L’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont récemment annoncé reconnaître officiellement l’existence d’un État palestinien, marquant un geste de solidarité envers le peuple palestinien, victime de violents massacres perpétrés par l’État d’Israël dans la bande de Gaza. Cette reconnaissance par ces trois États européens est perçue comme une condamnation indirecte des crimes de guerre commis par l’armée israélienne, selon les qualifications de la Cour Pénale Internationale. Cependant, une reconnaissance collective de l’État palestinien au niveau européen semble encore lointaine, reflétant les divergences des pays de l’UE sur ce conflit.
Un autre point de discorde est la question des livraisons d’armes à Israël. Alors que certains pays européens, comme l’Italie et l’Espagne, ont cessé leurs livraisons d’armes vers Israël, l’Allemagne continue ses exportations, privilégiant ses intérêts économiques au détriment de la vie de dizaines de milliers de personnes. Cette préférence économique met en lumière l’hypocrisie de certains États européens concernant le respect des droits humains, de peur d’offusquer l’Etat hébreux, partenaire économique majeur de l’UE.
Plus récemment, le bombardement d’un camp de réfugiés dans la ville de Rafah le 26 mai, qui a causé la mort de 45 personnes, a suscité une nouvelle vague d’indignation et de dénonciations au sein de la classe politique et de la société civile européenne. Cette tragédie a ravivé l’espoir de voir enfin la mise en place de sanctions à l’égard d’Israël et l’arrêt des exportations européennes d’armes vers ce pays. Cependant, les actions concrètes tardent à se matérialiser, laissant planer le doute sur la capacité de l’Union Européenne à prendre des mesures décisives face à cette crise humanitaire.
Ainsi, la communauté européenne apparaît comme divisée et impuissante face à l’escalade de la violence. Les gestes individuels de certains pays européens, bien que symboliquement forts, ne parviennent pas à compenser l’absence d’une réponse unifiée et déterminée de l’Union Européenne au moment où une action concertée se fait de plus en plus urgente pour répondre à la crise humanitaire et mettre fin à ce massacre.

ÉCONOMIE
DIMINUTION DURABLE DU TAUX D’INFLATION ET DU TAUX D’INTÉRÊT DE LA BCE EN JUIN
Au mois de juin, la Banque centrale européenne va ré-évaluer son taux d’intérêt. Cette réévaluation arrive après le dépôt par les États-membres de leur CPI (indice des prix à la consommation) relevé pendant le mois passé afin d’uniformiser le taux d’intérêt européen. La France doit rendre son CPI ce vendredi 31 mai, après l’Allemagne le 27 mai et l’Espagne et l’Italie le 30 mai. L’inflation en France avait déjà diminué de mars à avril, passant de 2,3% à 2,2%. Cette tendance dégressive se retrouve aussi dans d’autres pays européens qui voient également leur CPI diminuer depuis le début de cette année.
Le décroissement de l’inflation en Europe est une bonne nouvelle pour tous les États-membres. Elles signifient souvent par corrélation, une baisse du taux d’intérêt de la BCE. Le 6 juin prochain, au même moment que le début des élections européennes dans certains pays d’Europe, devra se tenir une réunion où la BCE décidera ou non, de baisser son taux d’intérêt. Cependant, selon les économistes, la tendance est plutôt positive. Dans une interview donnée au Financial Times, l’économiste en chef de la BCE a déclaré : « Sauf en cas de surprise majeure, il y a suffisamment de choses à faire pour supprimer le niveau de restriction le plus élevé. ». Cette déclaration est de bon augure pour la croissance économique européenne.
Toutefois, il semblerait que l’économie européenne soit sur une pente ascendante puisque la diminution du taux d’intérêt de la BCE semble acquise pour septembre et décembre également. Selon les économistes interrogés par Reuters, plus d’un tiers d’entre eux s’attend à ce que la BCE réduise deux fois encore, cette année, son taux d’intérêt. Mariano Cena, économiste chez Barclays déclare même : « Face à l’incertitude croissante et à l’accélération de l’activité à un rythme plus rapide que prévu, nous pensons désormais que le Conseil des gouverneurs agira de manière plus graduelle cette année ».
Ce ne sera que le 6 juin prochain que la réponse de la BCE concernant la baisse de son taux d’intérêt sera rendue officielle, cependant, tout porte à croire que la tendance reste à la baisse, également au niveau de l’inflation.
LES SANCTIONS ÉCONOMIQUES EN TEMPS DE GUERRE : L’EUROPE DIVISÉE
Alors qu’une frappe israélienne à fait dimanche 26 mai au moins 45 morts à Rafah dans un camp de déplacés, les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé l’envoi d’une mission frontalière dans la zone. Cette intervention s’inscrit dans une démarche humanitaire, tandis que l’Union européenne, à son échelle, réfléchit à sanctionner économiquement Israël. En effet, le conflit israëlo-palestinien qui a repris le 7 octobre dernier, se caractérise par une violence inouïe. Le 20 mai dernier, la Cour Internationale de Justice avait même requis un mandat d’arrêt international contre Benyamin Netanyahu et les leaders israéliens. L’Union européenne doit elle aussi réfléchir à un plan d’action vis-à-vis du conflit, qui passerait par l’utilisation de sanctions, arme moderne des conflits du XXIème siècle.
En ce qui concerne les accords commerciaux entre Israël et les pays européens, l’Espagne et l’Irlande avaient déjà, plus tôt cette année, demandé à reconsidérer les accords euro-israéliens en vue du non-respect supposé des droits humains fondamentaux par le régime de Netanyahu. Cependant, selon Euractiv, “Les fonctionnaires de l’UE affirment qu’il serait techniquement possible de suspendre uniquement la partie commerciale du Conseil d’association UE-Israël, mais admettent que cela est très peu probable”. L’Irlande reste très activement engagée dans l’établissement de possibles sanctions à l’encontre d’Israël : le ministre des Affaires étrangères iralndais, Micheál Burke confirme “ [qu’]un consensus très clair [existe] sur la nécessité de respecter les institutions juridiques humanitaires internationales”.
Des sanctions économiques avaient déjà été requises contre Vladimir Poutine dans le cadre de l’offensive russe en Ukraine en février 2022, et démontraient déjà de la disparité de leur application au sein de l’UE. Elles se caractérisaient notamment par des embargos ou encore un gel des actifs russes dans les pays européens. Ce jeudi 30 mai dernier, l’Union européenne vient d’approuver une augmentation significative des droits de douanes de produits russes et biélorusses (céréales, oléagineux et dérivés). Cette décision a été négociée entre 15 États-membres qui représentent 65% de l’Union européenne, car l’adoption d’un embargo total aurait nécessité l’unanimité des Vingt-sept.
L’adoption de sanctions économiques contre les belligérants est une arme qu’utilise l’UE. Toutefois, son efficacité est à nuancer car elle n’est pas acceptée par tous les membres, ce qui affecte grandement son efficacité dans les conflits.

ENVIRONNEMENT
GUERRE DE LA PRODUCTION ÉLECTRIQUE : ENDIGUEMENT DE LA CONCURRENCE CHINOISE DANS L’UE
Dans la guerre de la mobilité douce qui oppose l’Union européenne à la Chine, les fabricants européens d’électrolyseurs font face à la dure concurrence chinoise sur le territoire européen. En effet, dans le cadre de la directive européenne Fit for 55, la production de voitures thermiques prend son terme d’ici 2030, avec quelques exceptions. Cette directive encourage vivement les constructeurs à passer à l’électrique, gonflant la demande de production de batterie pour les véhicules. La responsabilité devient alors politique, et les leaders doivent agir pour ne pas perdre de terrain face à l’achat de batterie chinoise, abondantes et bon-marché. En parallèle de la production de batterie, l’UE doit aussi faire face à la production d’énergie électrique verte, notamment avec l’instauration d’une gigafactory pour la production électrolyseurs fin 2023 par Siemens Energy et Air Liquide. Pour le moment, « aucun électrolyseur complet n’a été échangé entre la Chine et l’Europe » assurent des chercheurs. Même si cette nouvelle reste positive, la partie n’est pas gagnée.
Des tentatives d’endiguement de la concurrence chinoise ont été lancées par les leaders européens menant à une enquête de la Commission européenne sur le prix des véhicules chinois, considérés comme « trop bas ». Aux États-Unis, une enquête similaire avait permis l’augmentation des droits de douanes sur les voitures chinoises, passant de 25% à 100% au début du mois de mai 2024. Selon le ministre des Transports allemand, Volker Wissing, « La concurrence mondiale incite les fabricants allemands à construire des voitures meilleures et moins chères ». Il affirme cependant ne pas croire en une augmentation des droits de douane comme la bonne solution à la concurrence déloyale. Au sein de l’UE, la décarbonisation de l’industrie automobile ne s’accompagne pas d’un grand accueil des régions productrices de voitures. En effet, ces dernières craignent la perte de milliers d’emplois et cherchent de l’aide auprès de l’UE. Rico Chmelik, directeur général d’Automotive Thüringen, situé en Allemagne de l’Est, a déclaré que « l’impact sur l’emploi de la transition vers les voitures électriques sera principalement négatif pour la plupart des districts de la région de Thuringe. ». Écologiquement, Fit for 55 semble avoir toutes les clefs en main pour être impactante, mais socialement, cette directive doit s’accompagner de plan d’aide aux entreprises automobiles, moteurs économiques de certaines régions européennes.
ÉCOLOGIE EN EUROPE : DÉSINTERESSEMENT GÉNÉRAL ?
Au printemps 2019, les rues des capitales européennes étaient traversées par des marches pour le climat, intitulées Fridays for Future et menées par Greta Thunberg. Cette mobilisation avait été fructueuse pour l’agenda européen 2019-2024 qui était relativement en faveur de l’environnement. Plusieurs facteurs expliquent la baisse de l’engagement des jeunes auprès de la cause environnementale. Depuis 5 ans, l’Europe expérimente le retour de la guerre sur le continent, la reprise du conflit israélo-palestinien et la lassitude peut-être, de l’inaction des leaders européens face à l’urgence climatique, n’encouragent plus comme auparavant la jeunesse à se mobiliser. Cependant, la mobilisation ne s’est pas complètement stoppée puisque sur les réseaux de Fridays for Future France (@fridays4futurefr sur Instagram), on retrouve, prévue aux dates du 1er et 2 juin 2024, une mobilisation en vue des élections européennes.
En outre, il semblerait que la mobilisation au niveau politique représente l’engagement populaire des citoyens européens envers le climat. En effet, en 2024, les prédictions en termes de sièges au Parlement européen ne sont pas bonnes pour les Verts. Tandis que Yannick Jadot avait obtenu 13,4% des voix en 2019, Marie Toussaint ne représenterait que 5% des intentions de vote lors des élections du 9 juin. La tendance ne semble pas être seulement française, et fait écho aux tendances néerlandaises et allemandes. La question environnementale n’est plus au cœur des préoccupations citoyennes, déjà occupées par les questions économique et sécuritaire.
Toutefois, du 29 au 30 mai, se tient la Semaine verte de l’UE 2024, une campagne de communication plus large consacrée au thème de la résilience de l’eau. La résilience, capacité des écosystèmes à composer avec leur milieu et s’adapter aux changements, est au centre de cet évènement qui se tiendra à Bruxelles pendant ces deux jours. À l’ordre du jour, la conférence s’attardera notamment sur la restauration du cycle de l’eau et l’accès généralisé à l’eau potable.

TECHNOLOGIE
VOTE EN LIGNE : ARME FATALE CONTRE L’ABSTENTION ?
En cette période de campagne électorale, l’abstention pourrait une nouvelle fois être la grande gagnante des élections européennes. Bien que les élections européennes mobilisent de plus en plus d’électeurs au fil des scrutins — les européennes de 2019 ayant enregistré le taux de participation le plus élevé depuis 1994 avec 50,66% au niveau européen — l’abstention reste relativement élevée, notamment chez les jeunes. Une des solutions envisagées pour lutter contre l’abstention est la numérisation électorale. En effet, s’inscrivant dans les habitudes numériques du XXIe siècle, le vote en ligne permettrait à chacune et chacun de voter directement via son ordinateur ou son téléphone portable, sans se déplacer dans un bureau de vote. Cela simplifierait le processus de vote, qui apparaît pour beaucoup comme complexe et dépassé.
En Europe, l’Estonie est considérée comme un modèle de « e-voting » en proposant une option de vote 100% numérique permettant aux citoyens estoniens de voter directement depuis chez eux. Cependant, le bilan de cette politique de numérisation électorale reste mitigé. Lors des élections européennes de 2019 en Estonie, le taux de participation était de 37,9% soit un taux relativement faible comparé à la moyenne européenne lors de ce scrutin.
Toutefois, le vote par internet pose des problèmes en matière de sécurité et soulève des questions concernant la sacralisation du principe même de vote et de son secret. En ce qui concerne la sécurité, de nombreux incidents ont été recensés dans les pays ayant instauré le vote électronique, comme en Norvège ou encore en France, où le vote en ligne est possible pour les Français de l’étranger.
Par exemple, après une phase d’expérimentation du vote numérique en Norvège, le pays a fait machine arrière après que des incidents ont été recensés, permettant à certains citoyens de voter deux fois. En France, lors des élections législatives de 2022 pour les députés de l’étranger, plusieurs dysfonctionnements ont empêché de nombreux votants d’exercer leur droit de vote. Parmi ces dysfonctionnements, on note des difficultés d’accès aux plateformes de vote, des problèmes d’authentification et des bugs logiciels entraînant la perte de votes. Ces incidents montrent bien les défis techniques et logistiques auxquels sont confrontés les systèmes de vote en ligne.
Ainsi, la fiabilité des systèmes de vote en ligne, la protection contre les cyberattaques et la garantie de l’anonymat des votants sont autant de défis à relever pour que le vote numérique puisse un jour être généralisé à l’ensemble de l’Union. Quant aux effets sur la participation électorale, le vote en ligne n’apparaît pas comme une solution radicale de lutte contre l’abstention.
LE SALON VIVATECH À PARIS LANCE LES PRÉROGATIVES EN MATIÈRE DE TECHNOLOGIE POUR LES ÉTATS-MEMBRES
Le salon européen incontournable dédié à la technologie et à l’innovation était de retour à Paris du 22 au 25 mai dernier à Porte de Versailles. À l’honneur, l’intelligence artificielle (IA) et la présence de personnalités éminentes du monde de la technologie, telles que Elon Musk ou encore Robin Li, fondateur du moteur de recherche Baidu en Chine. Vivatech a encore battu des records avec 165 000 visiteurs et près de 14 000 start-up présentes. Cet évènement permet de déterminer les tendances en matière d’innovation, et de présenter un agenda européen de la recherche technologique. En outre, le salon offre aux start-up le moyen de se connecter à l’international avec de nouvelles entreprises, de constituer un réseau intra et extra-européen et de faciliter les échanges avec l’Europe in fine.
L’intelligence artificielle s’installe petit à petit dans le quotidien des européens et demeure un axe de recherche privilégié pour les entreprises présentes à Vivatech. Présent lors de l’ouverture du salon, le Président français Emmanuel Macron a annoncé l’investissement de 500 millions d’euros dans le développement de l’intelligence artificielle afin de concurrencer les Chinois et les Américains. Selon Bruno Lemaire, ministre de l’Économie français, “On est déterminés à ne pas revivre ce que nous avons vécu avec les GAFAM il y a quelques années, c’est-à-dire l’Europe dépassée par les États-Unis et incapable d’être indépendante. Sur l’intelligence artificielle, nous voulons livrer le combat et nous voulons le gagner ». En effet, la France et à plus grande échelle l’Europe, ne doit pas louper le coche au risque de se faire submerger de produits chinois ou américains et doit être capable de développer ses propres technologies pour à terme, exporter dans les marchés étrangers. Jean-Baptiste Kempf, créateur de l’application vidéo VLC se montre plutôt pessimiste et déclare que « Beaucoup d’entreprises utilisent des nuages américains, ce qui soulève des questions majeures en matière de souveraineté. Il faut être naïf pour penser que les données ne peuvent pas être exfiltrées. Les Européens ont été trop naïfs, à mon avis.« .La présence d’Elon Musk à Vivatech s’inscrit également dans une opération de séduction française ayant pour but d’implanter la prochaine usine Tesla sur le territoire. En Europe, les véhicules Tesla sont actuellement fabriqués à la gigafactory de Berlin-Brandenburg et permettent de nourrir le marché européen.
