Politique énergétique

À la différence de la Chine ou des États-Unis, l’Union européenne est soucieuse des questions de développement durable et de réduction des émissions carbone, consacrées par l’objectif 20/20/20 de la Stratégie Europe 2020 et le vote du Paquet Énergie-Climat à la fin de la présidence française de l’Union européenne en décembre 2008. La nécessité d’augmenter l’efficacité énergétique fait partie intégrante du triple objectif de l’initiative « 20-20-20 » à l’horizon 2020 et de l’initiative phare « Énergie 2020 Stratégie pour une énergie compétitive, durable et sûre ».

Toutefois la politique énergétique de l’Union européenne patine. Les pays ont des approches différentes et mènent des projets concurrents, si bien que les pays producteurs profitent des divisions européennes.

Nous suggérons ainsi trois axes de réflexion :

• Mettre en place une coopération renforcée entre la France et l’Allemagne en matière énergétique. Cette coopération ouverte à tous les États membres sera le cœur d’une politique de solidarité entre les États membres concourant à plusieurs objectifs : sécurisation des approvisionnements, efficacité énergétique, interconnexion des réseaux de transport d’électricité…

• Accélérer le mouvement vers les énergies alternatives grâce à des programmes concrets. En effet, face à la raréfaction des ressources existantes et aux besoins croissants en énergie, il est désormais fondamental d’accorder aux énergies renouvelables et à l’énergie solaire une place plus importante dans le mix énergétique européen. À cet égard, un plan solaire européen à l’horizon 2030 pourrait être envisagé dont le financement pourrait être assuré par des subventions européennes pluriannuelles afin de remplacer progressivement les énergies fossiles et le nucléaire.

• Mettre en place des programmes permettant de renforcer l’expertise européenne en matière de sûreté et de gestion des déchets, ou de développer une compétence européenne pour le démantèlement des centrales nucléaires. Ce type de projets pourrait faire de l’Europe le leader de l’industrie du démantèlement nucléaire, au moment où de nombreux pays vont fermer des centrales en raison de leur vieillissement (comme en France) ou par choix politique (comme en Allemagne).