Alimentation

Sécurité alimentaire ; Repenser les modes d'alimentation ,de production, de consommation ; Alimentation et Santé

Groupe de travail - Alimentation 

Président : Sylvain Bonnet

Depuis sa création, le Collectif EuropaNova œuvre pour le rapprochement de la société civile et des institutions européennes. S'inscrivant dans un mouvement de relance du projet européen, EuropaNova a développé un savoir-faire dans l’organisation de groupes de réflexion et dispose des équipes compétentes pour rédiger des rapports assortis de propositions, à destination des institutions.

Selon les propos du Ministre d’État, Nicolas Hulot, rapportés par le Journal du Dimanche : « J’ai l’impression qu’il y a un moment favorable. Dans la mythologie grecque, on parle du kairos. C’est l’instant T, le bon moment pour agir. » Le bon moment pour une « Transition écologique et solidaire et parmi ces éléments composant cette transition nécessaire, un « Grenelle de l’alimentation (dont) [...] l’enjeu prioritaire est de sortir l’agriculture de son carcan sectoriel. Les agriculteurs sont les premiers concernés et impactés, mais pas les seuls ». En effet, à la simple formulation du sujet « alimentation en Europe », on est rapidement amené à penser « sécurité alimentaire ».

En ce XXIe siècle, si l’Europe est parvenue à réduire la faim sur son territoire de manière très satisfaisante, elle semble engager un nouveau défi : l'alimentation doit assurer davantage que la survie et permettre à ses citoyens d’être en bonne santé.

Les politiques relatives à l’alimentation sont nées dans une Europe marquée par la pénurie : « L'Europe d'aujourd'hui a faim – déclare le Président Henry Truman au sortir de la Seconde Guerre mondiale [...] À mesure que l'hiver approche, la détresse augmente. Si nous ne faisons pas tout ce qui est en notre pouvoir pour la soulager, nous risquons de perdre l'hiver prochain ce que nous avons gagné au printemps dernier, au prix de si lourds sacrifices ». 

La Politique Agricole Commune, devenue texte de droit en 1957 et effective à partir de 1962, a rapidement amené l’Europe au statut de puissance agricole. Après avoir produit en masse pour répondre à des besoins primaires, la question de l’alimentation a évolué ; une partie de sa législation se concentre sur le consommateur mais les logiques politiques, depuis 1957, semblent au point mort alors que la question de l’alimentation ne concerne plus exclusivement les agriculteurs et les transporteurs.

Alors que nous célébrons les soixante ans du Traité de Rome, les polémiques relatives à l’alimentation ne portent plus sur sa quantité et l’effectivité de sa livraison mais demeurent vives. L’information sur la valeur nutritive, les normes sanitaires, les certifications et les labels témoignent d’une prise en considération de la nécessité d’une certaine qualité des aliments. Ceci s’explique par le fait que se nourrir relève principalement du besoin mais également de la santé et du bien-être.

L’Union européenne s’inscrit dans cette quête d’une alimentation de qualité. En effet, à l’article 12 du Traité sur le Fonctionnement de l’UE ainsi qu’à l’article 38 de la Charte des droits fondamentaux, l’UE s’engage à préserver « un niveau élevé de protection des consommateurs ».

Aux articles 191 à 193 (Titre XX), elle introduit également les exigences de protection de l’environnement et de promotion du développement durable. Pour respecter les objectifs fixés, l’UE a mis en place un certain nombre de principes comme : le principe de précaution et d’action préventive ; le principe de correction ; la traçabilité ; le principe du pollueur-payeur.

L’UE lutte également contre les pratiques commerciales déloyales. À l’égard des citoyens, principes et normes - mais également information et éducation -, sur les questions de santé et de sécurité, sont mobilisés dans le but de préserver leurs intérêts.

Enfin, l’orientation politique de la Politique Agricole Commune, en particulier celle exposée au volet 2014-2020, se déclare plus respectueuse de l’environnement et durable. Malheureusement tous ces grands chantiers politiques et juridiques ne semblent pas faire la preuve de ce que l’on pourrait appeler une réussite.

Lorsque l’on parle d’alimentation, les problèmes sont mis en exergue lorsqu’il est question de la consommation des aliments et des conséquences sur la santé de cette dernière. Or, l’action de s’alimenter ne constitue qu’un élément du dernier maillon du cycle « Production – Transformation - Distribution – Consommation ». Chaque étape correspondant à des logiques différentes et difficilement pensées dans leur ensemble, chacune faisant l’objet d’une législation axée soit : sur les revenus agricoles ; sur la concurrence ; sur les aspects sanitaires ; ou sur le respect de l’environnement (selon l’ordre chronologique d’apparition).

Ces perspectives différentes, combinées à une absence de logique d’ensemble - que semble vouloir atteindre le Ministre d’État Nicolas Hulot – font que le point d’équilibre est suffisamment difficile à atteindre pour qu’apparaissent, régulièrement, des dysfonctionnements : les scandales des lasagnes au cheval, du lait frelaté, intrants chimiques potentiellement nocifs pour l’homme et son environnement ; la prise de conscience croissante du bien-être animal dans le grand public ; le juste prix de la production agricole ; et le bilan carbone, pour ne citer que ces exemples.

Le Groupe de Travail - Alimentation réuni par le Collectif EuropaNova propose donc de fixer des axes de réflexion, de faire émerger les difficultés propres à la sécurité alimentaire en Europe et d’en débattre en vue de formuler des recommandations. Ce groupe a vocation de permettre la représentation des intérêts de tous les acteurs du cycle de production alimentaire. Ce groupe de travail invite à engager le débat sur le rôle, les responsabilités et les objectifs de chacun des acteurs de ce cycle, autour de la notion de sécurité alimentaire. Plus précisément, l’accent peut être mis – dans un premier temps - sur : la qualité des aliments ; respect de l’environnement, du producteur et du consommateur. À l’issue de ces réunions de travail, qui donneront lieu à des comptes-rendus réguliers, nous produirons un rapport faisant état des propositions formulées.

Anthony Sinquin
Alain Bernard
CEO New York Finance and Innovation (NYFI)
Édouard Gaudot
Sylvain Bonnet
Président du GT Alimentation ; Président-Fondateur de NL International ; BeautySané

M1 Droit international public, M2 Diplomatie et Négociations stratégiques

Anaïs Darbois-Sage
Chargée de projets à EuropaNova

Master 1 Études Européennes et Internationales, Master 2 Science politique internationale

Océane Cirera
Project Manager at EuropaNova

Citoyenne du monde passionnée par les relations exérieures de l'UE, enjeux liés au climat, énergie, culture et participation citoyenne

Lena Morozova-Friha
Déléguée Générale d'EuropaNova

Distinctio ipsam quam aut aut aut rerum maxime deleniti voluptatibus. Amet nostrum perferendis. Ex reprehenderit

Anthony Sinquin
Responsable qualité Valprim

Participation à la Convention sur la protection de la diversité des expressions culturelles. Rédactrice pour Nonfiction et Slate.

Kalli Giannelos
Ancienne Chargée de projet à la Commission nationale française pour l'UNESCO

Docteur en droit public. Chargée d’enseignement en droit et institutions européennes, procédures et droit des libertés fondamentales.

Elise Bernard
Directrice des Études d'EuropaNova

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