par Guillaume Klossa, paru dans Métro, le 6 octobre 2009.
Qui sera le premier président stable de l’Union européenne prévu par le traité de Lisbonne ? Depuis que le vote irlandais est acquis, c’est la question qui est désormais au cœur des discussions des chancelleries des 27 Etats membres. Et si la Pologne et la République tchèque doivent encore signer le traité, nul ne doute que les nouvelles institutions entreront en vigueur dans l’année qui vient. Le président polonais s’apprête à signer le texte tandis que le gouvernement tchèque vient de renouveler son engagement à ratifier « Lisbonne » d’ici la fin de l’année. Il faut dire que l’enjeu est important.
Celui ou celle qui sera désigné premier président stable de l’Union par le vote des chefs d’Etat et de gouvernement incarnera, aux yeux du monde, la puissance européenne avec son demi-milliard d’habitants. Président du Conseil européen qui rassemble les 27 chefs d’Etat et de gouvernement et qui décide de fait des priorités politiques de l’Union, il aura un rôle d’impulsion majeur. Enfin et surtout il sera l’incarnation des intérêts communs des Européens qui ne peuvent se résumer à la simple juxtaposition des intérêts nationaux. Son choix est donc déterminant pour l’avenir du continent. La mission est exaltante.
Paradoxalement, peu de candidats se sont officiellement déclarés. Et aujourd’hui un seul homme mène une campagne active et déterminée, Tony Blair si bien que beaucoup parient sur sa nomination. Mais peut-on choisir le futur président de l’Europe en catimini dans le secret du Conseil européen sans un débat démocratique et ouvert, sans au moins une audition publique qui permette aux candidats de présenter leur vision de leur mandat européen ? Et peut-on se limiter à un seul candidat déclaré fût-ce le très charismatique Tony Blair, ressortissant d’un pays eurosceptique qui plus est non membre de la zone euro ?
Il y a d’autres candidats potentiels qui ont les qualités nécessaires, la capacité de négociation, l’engagement européen comme par exemple Felipe Gonzalez, le président du groupe des sages, ou encore le premier ministre Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Mais encore faut-il qu’ils aient le désir mais aussi le courage de se déclarer plutôt que d’espérer qu’on vienne les chercher !
Qui sera le premier président stable de l’Union européenne prévu par le traité de Lisbonne ? Depuis que le vote irlandais est acquis, c’est la question qui est désormais au cœur des discussions des chancelleries des 27 Etats membres. Et si la Pologne et la République tchèque doivent encore signer le traité, nul ne doute que les nouvelles institutions entreront en vigueur dans l’année qui vient. Le président polonais s’apprête à signer le texte tandis que le gouvernement tchèque vient de renouveler son engagement à ratifier « Lisbonne » d’ici la fin de l’année. Il faut dire que l’enjeu est important.
Celui ou celle qui sera désigné premier président stable de l’Union par le vote des chefs d’Etat et de gouvernement incarnera, aux yeux du monde, la puissance européenne avec son demi-milliard d’habitants. Président du Conseil européen qui rassemble les 27 chefs d’Etat et de gouvernement et qui décide de fait des priorités politiques de l’Union, il aura un rôle d’impulsion majeur. Enfin et surtout il sera l’incarnation des intérêts communs des Européens qui ne peuvent se résumer à la simple juxtaposition des intérêts nationaux. Son choix est donc déterminant pour l’avenir du continent. La mission est exaltante.
Paradoxalement, peu de candidats se sont officiellement déclarés. Et aujourd’hui un seul homme mène une campagne active et déterminée, Tony Blair si bien que beaucoup parient sur sa nomination. Mais peut-on choisir le futur président de l’Europe en catimini dans le secret du Conseil européen sans un débat démocratique et ouvert, sans au moins une audition publique qui permette aux candidats de présenter leur vision de leur mandat européen ? Et peut-on se limiter à un seul candidat déclaré fût-ce le très charismatique Tony Blair, ressortissant d’un pays eurosceptique qui plus est non membre de la zone euro ?
Il y a d’autres candidats potentiels qui ont les qualités nécessaires, la capacité de négociation, l’engagement européen comme par exemple Felipe Gonzalez, le président du groupe des sages, ou encore le premier ministre Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Mais encore faut-il qu’ils aient le désir mais aussi le courage de se déclarer plutôt que d’espérer qu’on vienne les chercher !

sur Avril 1, 2010, 10:27 am
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