Europe : « Notre débat public doit sortir d’une forme de schizophrénie vis-à-vis du grand marché européen »

Pour les quatre signataires de cette tribune au « Monde », plutôt que de rivaliser d’europhobie, les politiques devraient reconnaître ce que le marché commun a apporté à nos entreprises, à nos emplois et à notre niveau de vie.

"TRIBUNE. Disons-le tout net : la défiance hexagonale pour le traité de Rome découle d’abord de notre aversion culturelle pour l’économie libérale et du fait que le « marché commun » n’est pas perçu comme un projet français. « On n’a pas fait l’Europe pour faire un grand marché » est un slogan entonné par la plupart de nos responsables politiques et de nos compatriotes.

Pour nous, Français, il s’est toujours agi de privilégier l’Europe politique, afin de nous réconcilier avec l’Allemagne, puis de construire une Europe puissance. Notre rejet du projet de Communauté européenne de défense en 1954 a cependant conduit les pays du Benelux à proposer leur propre voie, avec le soutien de l’Italie et de l’Allemagne : celle de l’intégration commerciale, lancée à Rome et progressivement mise en place au cours des décennies suivantes, avec une accélération marquée à l’horizon 1992 grâce à Jacques Delors."

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